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Vers une transition écologique, sociale et républicaine
Du global au local, le lien est évident dès lors que l’on s’intéresse à la question de l’eau, bien commun de l’humanité s’il en est. Il est inacceptable que ce bien commun soit laissé aux mains de quelques grands groupes privés comme c’est le cas dans une majorité de communes qui ont renoncé au service public de l’eau potable pour sa gestion en déléguant ce travail aux intérêts privés. La logique des grands groupes est d’ailleurs toujours la même : augmenter les factures pour augmenter les profits ! Il y a donc un véritable enjeu de société à refaire de l’eau un bien publiquement régi.
Ce choix collectif, qui ne peut relever que d’une concertation citoyenne et d’une réappropriation collective, c’est celui qu’a par exemple récemment fait la communauté de communes des Lacs de l’Essonne (91), présidée par Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de Gauche. Il viendra présenter en Gironde son expérience d’élu à ce sujet et le livre qui en résulte, L'eau n'a pas de prix, vive la régie publique ! (édition Bruno Le Prince, préface de Danielle Mitterrand), véritable boite à outil pour tous les élus locaux et les citoyens désireux de porter localement un tel projet. Cette conférence – débat aura lieu ce soir, mardi 30 novembre, à 20h30, à la salle des fêtes de Libourne.
Mais il convient aussi de penser une alternative globale, qui s’avère chaque jour plus urgente face aux impacts qu’a notre activité humaine sur notre patrimoine naturel mondial. Pendant qu’à Cancun, l’ONU, après l’échec du sommet de Copenhague, s’efforcera de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, un autre événement, aquitain celui-là, aura lieu samedi à Cancon, dans le Lot-et-Garonne.
Ce rassemblement s’inscrit dans le sillon de l’appel bolivien pour un sommet des peuples qui a regroupé plus de 30 000 participants à Cochabamba en avril 2010, et qui formule les exigences indispensables à un accord international sur le climat juste, ambitieux et véritablement contraignant. Ces alternatives crédibles, ce sont celles que porte Via Campesina en appelant aux «Mille Cancun » dans le monde pendant le sommet onusien. Il s’agit partout de partager les luttes et expériences, engagées au niveau local, en réponse à la crise écologique et climatique dans les domaines des transports, de l’énergie, de la construction, de l’agriculture, de l’industrie, de la finance, du travail, de la consommation et de l'aménagement du territoire, et de mobiliser les citoyens autour de l’élaboration collective d’une justice écologique qui s’ancre dans des pratiques concrètes.
C’est dans ce cadre-là qu’Attac, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre et BIZI! ont pris l’initiative d’un rassemblement à Cancon le 4 décembre, dont vous trouverez le programme ici.
Le Parti de Gauche s’associe à cet événement où seront présents – outre de nombreux militants venus de tous les départements d’Aquitaine et des régions voisines, qui entre autre tiendront un stand au sein du village des alternatives – Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche et député de Paris, ainsi que Gérard Boulanger (conseiller régional Front de Gauche d’Aquitaine, délégué à la Culture), Stéphane Guthinger (conseiller régional Front de Gauche d’Aquitaine) et Laurence Pache (conseillère régionale Front de Gauche du Limousin). Tous porteront une vision publique de l’écologie, distincte du capitalisme vert que l’on nous sert à toutes les sauces aujourd’hui, articulée selon des objectifs qui sont ceux de l’intérêt général et non ceux des intérêts privés : c’est tout le sens de l’idée de planification écologique que nous proposons à l’ensemble de nos concitoyens pour notre avenir commun.
Christophe Miqueu
Porte-parole du Parti de Gauche de Gironde
Membre du Bureau national du Parti de Gauche
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